Par quoi ou par où commencer?

Par ceci peut-être?

Un peu long comme film d’entraînement, mais ça serait pour vous montrer que Gérard a eu une sacrée chance de ne pas mourir en sautant en parachute en pleine nuit de la tourelle du Boulton Paul Defiant Mk.I, le 26 mars 1942…

Le Boulton Paul Defiant était en perte de contrôle quand son pilote Frank Haines lui a dit de sauter à une altitude de 800 pieds. Le parachute de Gérard s’est ouvert quelques secondes avant de toucher le sol…

La chance a abandonné Gérard le 3 septembre 1942 lors d’un vol d’entraînement.

On ne saura jamais ce qui s’est passé le 3 septembre 1942 contrairement à ce qui s’est passé le 26 mars.

Tout au plus une blessure à l’épaule qui le tiendra au rancart pendant 5 mois…

Ces cinq mois, Gérard va les documenter dans son album que j’ai hâte de partager.

Mais avant, j’ai tellement d’autres choses à partager que je ne sais pas par quoi ou par où commencer…

Par cette photo peut-être?

Je pense que je vais commencer son histoire le 25 août 1918.

 

En hommage au Sergent de section Gérard Pelletier

À la mémoire du

Sergent de section

Jean Gérard Pellettier

3 septembre 1942

J’ai eu un peu de difficulté à trouver l’oncle de Chantal sur le Mémorial virtuel de guerre du Canada.

Pellettier…

Un “t” de trop. J’ai écrit au site pour leur demander de faire le changement et pour leur envoyer ensuite une photo de Gérard. Des fois les responsables du site ne répondent pas. Probablement trop débordés par les demandes.

Je ne suis pas un proche parent de Gérard, probablement un cousin fort éloigné sur une de mes branches dans mon arbre généalogique. Pourquoi alors écrire sur le sergent de section Gérard Pelletier? 

Pour se souvenir…

Sergent de section Gérard Pelletier

Gérard est disparu le 3 septembre 1942. On n’a jamais retrouvé son corps ni celui de son pilote polonais.

Sowinski… 

Je ne partirai pas à la recherche de son pilote aussi disparu, car j’ai trop de choses à vous partager. Je vais vous partager ce que Chantal, la nièce de Gérard, a voulu partager la semaine dernière avec un pur étranger. Plus de 200 photos et des lettres personelles écrites de la main de son oncle Gérard.

Je vais tout mettre sur ce blogue au fil des semaines et des mois. Ça prendra le temps qu’il faudra.

Par contre, le 3 septembre 2017 sera le jour du Souvenir de Gérard Pelletier. 

Nous aurond une minute de silence virtuelle. 

Boulton Paul Defiant Mk. 1 F

D’ici là, nous allons en connaître plus sur lui et sur les escadrilles auxquelles il a été affecté.

La première est l’escadrille 264 de la RAF basée à RAF West Malling. 

Sergent de section Gérard Pelletier

Gérard transfère ensuite à l’escadrille 410 de l’ARC (RCAF) à la base de Drem en Écosse.

Sergent de section Gérard Pelletier à la base de Drem

Finalement, après son accident le 26 mars 1942 où il frôle la mort, il rejoint en août 1942 son escadrille qui est maintenant basée à RAF Ouston dans le Northcumberland.

Si j’écris ce blogue, c’est pour rejoindre tout ceux dont Gérard habite encore leurs souvenirs.

J’écrirai aussi un autre blogue en langue anglaise. Celui-ci sera dédié à l’escadrille 264 pour y partager les souvenirs de guerre du Flight Sergeant Gerard Pelletier … 

Lest We Forget 

Une des pages de l’album

Souvenirs de guerre

Mon blogue Souvenirs de guerre a été créé en septembre 2009. Je voulais tout simplement raconter l’histoire de l’oncle de ma femme. Il avait 80 ans à cette époque.

Lors d’une réunion de famille, Pierre Bachant nous avait dit avoir été un marin sur l’Athabaskan en 1944. Nous étions tout bonnement en train de parler de son frère Jean qui lui avait été blessé sur les plages de Normandie.

C’est à ce moment que Pierre, sans doute pour la première fois, a en parlé.

Après un long silence de 65 ans!

J’ignorais en juillet 2009 que j’allais m’embarquer dans un long voyage dans le temps. J’ignorais tout de l’existence du destroyer HMCS Athabaskan G07 qui fut torpillé au large des côtes françaises, des 128 marins tués, des 83 marins faits prisonniers, et des 44 marins rescapés par le HMCS Haida.

L’oncle de ma femme n’avait pas voulu en dire plus sur ce qui avait été la pire tragédie de l’histoire de la Marine canadienne durant la Deuxième Guerre mondiale. Tout au plus il avait dit avoir été rescapé par un navire.

J’avais respecté son silence, puis j’étais parti à la recherche de l’histoire de l’Athabaskan pour écrire ses souvenirs de guerre.

Je ne me doutais pas que j’allais aussi découvrir l’histoire de l’escadrille Alouette, dont j’ignorais totalement l’existence. Puis, en 2010, ce fut l’histoire d’Eugène Gagnon, un pilote de Mosquito dans l’escadrille 23 de la RAF, devenu depuis 2016 cet illustre héros méconnu de Bromptonville. Suivra, en 2011, l’histoire de Walter Neil Dove, un pilote de Spitfire dans l’escadrille 403 de la RCAF…

Puis d’autres rencontres virtuelles, dont la rencontre de la fille de George Nadon en 2014. Cette rencontre m’avait amené virtuellement en Angleterre, puis à Malte, puis à Bagotville, pour finalement aboutir à Petit-Brogel en Belgique. Dans mon voyage dans le temps, j’avais également visité l’Afrique du Nord avec l’escadrille 238 dont peu de gens avaient parlé sur Internet ou dans des livres…

Je suis maintenant ici pour vous raconter l’histoire du Flight Sergeant Gérard Pelletier disparu depuis le 3 septembre 1942.

Le Flight Sergeant Gérard Pelletier… j’ignorais qui il était. C’est sa nièce qui m’en a parlé pour la première fois la semaine dernière.

Si Gérard était revenu de la guerre, il n’en aurait probablement jamais parlé, sauf peut-être à son beau-frère Réal…

Mais ça c’est une autre histoire… 

Pourquoi ne pas simplement ajouter l’histoire de Gérard Pelletier sur Souvenirs de guerre?

La réponse me semble évidente…

Collection Gérard Pelletier via Chantal St-Amour

À suivre, du moins jusqu’au 3 septembre 2017…